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13 décembre 2019.la 7e édition de la "Symphonie Amicale", organisée par Kowin, association


(photo 2018)


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Récit par Nicolas Masson 2018

Mon voyage en Corée du Sud a débuté le samedi 8 décembre 2018, lors de la 6e édition de la « Symphonie Amicale », organisée par Kowin, association des femmes coréennes en France.




Déjà heureux de prendre part à cette belle soirée malgré les moyens déployés par les gilets jaunes pour m’en empêcher, je bascule dans une joyeuse incrédulité quand je remporte le premier prix de la tombola : un billet d’avion pour Séoul ! Après être monté sur la scène et avoir regagné ma place, je me tourne vers mon plus proche voisin, lui aussi d’origine coréenne, et lui dis-Je ne sais pas comment je vais faire, je n’ai pas de passeport et je n’avais pas du tout prévu d’aller en Corée l’an prochain.-Ne t’inquiète pas, me répond il en riant, si tu n’as pas de passeport, moi, j’en ai un et je suisdisponible. Tandis que nous quittons l’amphithéâtre où a eu lieu le tirage au sort, les personnes que je croise me félicitent et semblent ravies pour moi, y compris celles que je rencontre pour la pre mière fois. C’est à ce moment là que je prends conscience que le projet qui sommeillait gentiment depuis quelques années vient brusquement de se réveiller. Ce prix achève de donner une dimension exceptionnelle à mon quarantième anniversaire, fêté un mois plus tôt.


A cette occasion, après de nombreuses années de résistance, j’ai enfin acquis un smartphone ! Mes camarades et amis de l’association Racinescoréennes riaient à coeur joie avec moi de mon retard technologique et se montraient pessimistes vis à vis d’un éventuel voyage en Corée :
«avec ton sens de l’orientation et ton téléphone à touches, tu vas te perdre là--bas. La Corée du Sud, c’est high--tech, les Coréens vont rigoler. Sérieusement, il faut que tu sois connecté, ça te rendra service et tu y prendras goût ».
Ils avaient évidemment raison et j’ai fini par renoncer à cette singularité dont j’étais si fier, sans savoir que ce changement de paradigme faciliterait mon départ en Corée quelques mois plus tard !

Je remercie Madame Kang, présidente d’alors de l’association Kowin, pour ses conseils et pour m’avoir mis en contact avec son fils qui m’a donné à son tour de précieuses informations.J’assisterai dorénavant à la « Symphonie Amicale » aussi souvent que possible, y compris endéambulateur. Je remercie Boris Choi, directeur marketing de l’agence Cofrance , de m’avoir proposé un circuit touristique et un mode de transport adaptés à mes difficultés de déplacement.L’organisation du voyage fut parfaite de bout en bout. J’ai une pensée particulière pour Yo ung, notre guide, qui par sa gentillesse et sa sollicitude, a pleinement contribué à faire de ce premier séjour en Corée du Sud un souvenir inoubliable pour mes parents et moi. Young a ajusté le rythme des visites, a demandé et obtenu presque partout un fauteuil roulant, a souvent prêté main forte à mon père lorsque les pentes étaient raides et a acheté une petite marche pour me permettre de monter aisément dans le van.

Lundi 8 avril 2019, Séoul, quartier d’Insadong, Séoul




Nous arrivons à l’hôtel vers 17 h. La chambre est spacieuse et les lits sont confortables. Je nemanque pas de m’affaler sur le mien dès mon arrivée mais je me relève rapidement. Dans la salle de bains, je découvre les toilettes, accompagnées du mode d’emploi expliquant comment actionner les différents jets d’eau et de nombreuses fonctionnalités que je n’ai pas utilisées, ni même comprises.

En revanche, je comprends immédiatement que l’abattant des toilettes est chauffé : c’est surprenant de prime abord mais rapidement très agréable, si bien qu e je m’y habitue sans difficulté. Mes parents et moi sortons de l’hôtel en quête d’un restaurant. L’enseigne deParis Baguette se dresse fièrement de l’autre côté de la rue. Curieux de découvrir les produits proposés, nous nous dirigeons spontanément ver s la célèbre chaîne de boulangerie coréenne. Je suis à peine arrivé devant la vitrine que je me mets à saigner du nez. Je me bouche la narine à la hâte avec un morceau de mouchoir en papier et cherche une poubelle pour jeter les autres morceaux.



=> Pour lire les récits de Nicolas Masson

onomadclub@gmail.com





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