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"Les Mémoires : De l'Allemagne à Paris" publiés à Séoul. Mentorat vivant de PARK KWANG-KEUN

Dernière mise à jour : 19 oct. 2022

Park Kwang-keun (gauche) avec le maire Lee Myung-bak (droite)


Ouvert en 1973, L'Oasis, le premier restaurant coréen à Paris, est entré dans la légende.

Mentorat vivant de Park Kwang-keun appelé 'agence de personne'

(première génération de ressortissants coréens en France). "De l'Allemagne à Paris" Mémoires publiés à Séoul, en coréen, hiver 2021


Par K.Yung / Ônomad

Les Mémoires de Park Kwang-keun retracent son histoire d'un travailleur mineur en Allemagne (avec le contrat d'envoi de travilleurs contractuels du gouvernement coréen) et arrivé en 1969 à Paris, sans un sou malgré trois années de dur labeur outre-Rhin. Sa destinée ici en fit le modèle de la première génération de ressortissants Coréens en France. Treize ans après son arrivée, Park prit la présidence de l'Association communautaire coréenne, jouant le rôle de passeur et grand communicant entre Coréens, Français, Européens : aussi bien sur le plan personnel qu'entrepreneurial.

Venu à Paris avec le projet d'étudier à la Sorbonne, il y a été rejoint par sa famille deux ans plus tard et a ouvert dans le 17e arrondissement le premier restaurant coréen de la ville lumière : l'Oasis. Ses Mémoires nous rappellent à une époque où s'installait une première génération de ressortissants coréens, porteuse d'un rêve français conscient ou inconscient, affirmé ou inavoué. Un présent et un avenir ici.

Des récits et lignes directives dont tous les Coréens se souviennent.”

Les (auto)biographies parues à ce jour à propos de représentants de cette première génération en Europe dans les années 60 et 70 ont tendance à se focaliser sur le processus engendré par toute installation à l'étranger, de la lutte pour (sur)vivre à la réussite personnelle. Mais au fur et à mesure que les pages de ce livre-ci se tournent, se révèle une véritable philosophie de clan communautaire, un “nous” détenu par celles et ceux d'entre les Coréens qui souhaitaient non seulement survivre mais aussi partager la vie, l'expérience, le nouveau pays, avec leurs compatriotes.

Il existe des récits – celui publié par un ancien ambassadeur en France, un autre par le correspondant à Paris d'un grand journal coréen – mais il est difficile d'y percevoir ce sens communautaire, ce “nous” partagé, car celui-ci relève d'une appartenance étroitement liée à l'expérience d'une précarité passagère ou durable.

  1. Journée de sports coréens EU12, Paris le 14 juillet 1983

Le succès n'est pas toujours au rendez-vous de la vie. L'individu ne se meut pas uniquement vers le haut.
Entre les Coréens marginalisés par la barrière linguistique, outre la discrimination et le fossé existant entre riches et pauvres, l'inadaptation sociale a au fil du temps fait émerger un conflit d'identités entre les générations successives, et notamment entre les anciens et les troisième et quatrième générations. Aussi le témoignage de quelqu'un arrivé sur la terre aride qu'était pour nous l'Europe il y a un demi-siècle, et qui y fit non seulement l'effort de s'adapter et surmonter tout obstacle et problème mais joua le rôle de pont et de repère entre plus de 20 000 Coréens installés en France nous donne à tous du courage.

  1. Scène de chevalerie organisée par l'Association mondiale de chevalerie de Genève en 1982

L'atout immatériel de la communauté, trace vivante du premier demi-siècle d'installation de la première génération de Coréens en France.

À l’époque où l'à peine arrivé Park se battait pour édifier sa vie à Paris, les 30 Glorieuses valaient à la France de dominer la culture, l'économie et la politique de l'Europe et, d'une certaine façon, de la communauté internationale au beau milieu de la pensée encore colonialiste et des conflits postcoloniaux. Cette aura de prééminence occidentale était le moteur d'une émigration coréenne qui a dirigé tant de nos compatriotes vers l'Europe mais aussi vers les États-Unis et le Canada.

Depuis les années 2010, le vent tourne, la locomotive des rêves n'est plus la même. Une « Nouvelle ère coréenne », trente années de gloire peut-être, brise toutes les frontières, raciales, religieuses, géopolitiques, et ouvre grand la France et l'Europe aux générations 3 et 4 de nos expatriés.


Cependant la connaissance accumulée pendant tout un demi-siècle par les Coréens des générations 1 et 2 installées en France, vivant en France, est une archive précieuse. Que des publications (qu'on espère, qu'on attend) la révèlent, la partagent, est une chance pour tous.

Les Mémoires de Park retracent l'expérience vécue d'un homme mettant en œuvre une profonde philosophie de la vie et des relations humaines : avec ces libres entrepreneurs coréens qui ont monté, à partir de zéro, tout le commerce coréen-français, sa sincère amitié avec les personnes rencontrées, sa pratique habile des offices gouvernementaux, aussi bien français que coréens, des correspondants, des hommes d'affaires TGV et des vétérans de la guerre de Corée…

Surgit du livre l'idée que le partage des talents et des efforts, la solidarité entre pairs, la bienveillance envers les moins favorisés, amplifie le bonheur et l'approfondit.

Au cours des 50 ans écoulés, les ressortissants coréens émigrés en Europe – les premiers, donc – se sont progressivement détachés de l'aveuglement autocentré et nationaliste de l'État-nation tyrannique. Depuis la loi de 1990 sur les études et la liberté de voyage à l'étranger, les Coréens ne sont plus contraints à limiter leur espace d'existence aux seules terres d'une péninsule coréenne coupée en deux. Et ils vont, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, en Afrique du Sud, et dans des pays communistes (Chine, Russie, Vietnam ou Cambodge). Et partout ils édifient, que ce soit dans une démocratie ou non, qu'ils y vivent avec un grand nombre de compatriotes ou y survivent en tant qu'ethnie ou communauté minoritaire. Partout ils ont valeurs communes et partagées.


  1. Invité par Lee Myung-bak alors maire de Séoul, lors du dîner organisé à l'hôtel Lotte Sogongdong,

Depuis des années 2010 une ère dynamique se déploie pour une diaspora coréenne culturelle et économique comptant plus de 8 millions de personnes à travers le monde.

Le jour de l'interview, le premier mot de Park à mon égard m'a surpris : il m'a salué d'un Hoejang xx (PDG xx) ! Telle est son habitude, chaque personne en âge de travailler qu'il rencontre il la salue ainsi, "Hoejang xx", m'expliqua-t-il. Hoejang, cette expression ancienne, familière à celles et ceux de la première génération, supplantée de nos jours par 'Sajang' (président(e), la personne en charge des opérations réelles de l'entreprise) demeure une forme de salutation et de reconnaissance honorifique évoquant l'expérience économique de la personne à qui on s'adresse et le respect social qui lui est dû. Dans la langue coréenne, qui multiplie les distinctions d'adresse selon l'âge, la situation au sein de la famille, le sexe, la fonction occupée, et bien entendu le degré de connaissance ou intimité, de quel nom saluer quelqu'un qu'on rencontre pour la première fois de sa vie ou qu'on revoie depuis plusieurs décennies ? Hoejang convient aux yeux de Park. Qui l'emploie aussi afin d'effacer toute différence statutaire entre quiconque, qui élève ainsi élégamment toute personne qu'il rencontre.

Ce jour-là, ce 26 juillet, je me souvins de l'impression d'attitude nonchalante que m'avait faite Park dans les années quatre-vingt-dix lorsque j'avais trois ou quatre fois déjeuné ou dîné dans l'ancien restaurant Oasis qu'il dirigeait. Aujourd'hui, même dans ses 80 ans, l'homme, qui a un physique solide, se vante de sa jeunesse et fréquente les terrains de golf trois jours par semaine.

Pour l'interview nous nous sommes rencontrés dans un restaurant de couscous situé en face des bureaux de l'Association des résidents Coréens en France, rue de la Croix Nivert dans le 15e arrondissement de Paris.


Séance d'information sur Paris La Défense New Town tenue à l'hôtel Shilla de Séoul en décembre 1989 avec le président de Sari. Sari était partenaire de Vedico International en tant qu'hôte du projet de construction de la nouvelle ville de Paris La Défense.



Onomad / Vos Mémoires – 319 pages – regorgent de faits réels de l'aventure communautaire, des faits que je n'avais que supposé ou devinés lorsqu'ils sont survenus, et ils sont racontés là de façon si vivante que j'ai dévoré le livre d'un trait, un trait très attentif ! J'ai lu également les lettres de recommandation qui en accompagnent la publication.

Park Kwang-keun / J'ai commencé par… abandonner l'idée d'écrire ces Mémoires car les gens autour de moi semblaient très réticents. Mais un jour le designer parisien, Yang Hae-il, (époux de ma plus jeune belle-sœur, ils se sont rencontrés dans mon ancien restaurant Oasis), aujourd'hui retourné en Corée après avoir lui-même dirigé un restaurant coréen dans le 16e, m'a rendu courage par ces mots : « Si vous publiez les Mémoires de Park, l'histoire d'Hae-il, mon histoire y sera. »

Bae Byeong-Hyu, ancien rédacteur en chef de Maeil Business News, un ami de longue date et du même âge que moi, m'a exhorté à publier ces Mémoires et en a volontiers corrigé le manuscrit. 3 mois durant, à Séoul, nous nous sommes vus deux-trois fois par semaine afin de terminer les révisions, parachever la mise en pages, mais la publication a été retardée en raison de la pandémie et le livre a finalement été publié à l'hiver 2021. Park Seong-beom (ancien correspondant de KBS Paris), Kwon Yi-jong (mineur et docteur en pédagogie allemande), Han Sang-hyeon (pasteur de l'Église unie de Paris), Park Kwan-sik (romancier) et Choi Jun-ho, qui a dirigé les célébrations de 30 ans de relations diplomatiques Corée-France m'avaient écrit des lettres de recommandation.


Au début de l'histoire de la première génération il y a 3 restaurants coréens ouverts à Paris. Et c'est tout, si l'on omet les quelques envoyés gouvernementaux et de rares entrepreneurs des années 70. Selon les statistiques de l'Association des résidents Coréens en France, créée en 1968, il n'y avait que 170 Coréens vivant à Paris dans les années 1960, dont 120 étudiants. À la direction de ces trois restaurants : Lee Cheol-jong du Han Lim (ouvert dans le 5e depuis 40 ans cette année et tenu aujourd'hui par deux de ses fils), Cho Man-gi, (du Le Séoul, aujourd'hui fermé, et du Woo Jung tenu par son fils) et moi-même, Park Kwang-keun, fondateur du premier de tous : l'Oasis.


Ouvert en 1973, Oasis, le premier restaurant coréen à Paris est entré dans la légende.

Onomad - Lee Cheol-jong, du Han Lim, m'a dit : « M. Park aurait été riche s'il avait mis de côté beaucoup d'autres choses et ne s'était concentré que sur l'Oasis. »

Contrairement aux grands restaurants coréens de la 32th Street de New York ou du centre de Londres, qui ont beaucoup prospéré grâce au soutien de leurs maisons mères à Séoul et aux activités dynamiques des grandes entreprises coréennes implantées, les restaurateurs coréens de Paris sont contraints de fermer leurs portes si les enfants des créateurs ne poursuivent pas l'aventure.


PKG - En 1997, lorsque la Corée s'est vue accorder l'aide du FMI et que le nombre de touristes a brutalement chuté, les restaurants et les agences de voyage exploités par des Coréens ont fait faillite. Nombre des étudiants ont dû « fuir la nuit » du fait de la dévaluation de la monnaie coréenne, ce qui a entraîné le report de leurs loyers…

Pour sa part, dès 1982 une fois élu président de l'Association des résidents Coréens en France, Park s'est parallèlement beaucoup occupé : organiser le Festival Européen des sports coréens ; promouvoir auprès du gouvernement français le soutien aux étudiants coréens, et l'orienter, entre autres dans le domaine artistique, musique comprise. Tenir, au Centre Culturel Coréen un bureau impulsé par lui, destiné à aider les Coréens, étudiants ou non, à s'installer à Paris. Au départ, l'urgence était l'obtention de titres de séjour et la proposition de logements. Le rôle typique d'une agence de location dans le style coréen.

Dans la foulée de cette démarche de régularisations et clarification, Park a refusé que les transactions soient payées en espèces et a privilégié le chèque, alors il en a émis beaucoup — pour autrui. C'est injustice que cela lui ait valu un redressement fiscal d'environ 5.2M euros. Outre l'argent, cela lui a coûté 20 ans de procédure… qu'il a fini par gagner, réduisant d'un tiers le montant des amendes supplémentaires à 1.6M euros. Ce procès pot de terre contre impôt de fer lui a laissé plein de blessures. Comment prendre la vraie et profonde mesure des frais juridiques occasionnés par vingt années de litige, la saisie des actifs de son entreprise, la douleur émotionnelle subie par toute la famille? Et en 1998, mettre fin à 29 ans d'exploitation du premier restaurant coréen à Paris, l'Oasis.(extrait des Mémoires, pages 125-127)


Onomad – Centrée sur les voyages d'affaires et les expatriés des grandes entreprises coréennes, la fenêtre d'entrée en Europe était alors le Royaume-Uni et sa tête de pont sur le continent européen, l'Allemagne, où la communauté coréenne disposait d'emplois relativement nombreux. En revanche, en 1983 à Paris, la communauté, sauf six grandes entreprises, quelques restaurants et autres agences de voyages, était majoritairement composée d'étudiants et d'enfants adoptés, de sorte que le président Park eut du mal à soutenir sa propre famille.

Dans un environnement aussi misérable, trois jours après que l'avion civil du vol Korean Airlines 007 ait été abattu par des avions de combat soviétiques, où trouva-t-il l'énergie et l'élan de rassembler 500 manifestants à l'Arc de Triomphe et organiser une Marche devant l'ambassade soviétique à Paris ? Une telle manifestation symbolique aurait été impossible sans les relations personnelles et les nombreuses “connexions” de Park.


PKG - (extraits des pages 160-162) Nouvelle choquante annoncée alors que l'Association des résidents Coréens en France en France met au point une exposition de produits coréens liée au projet de parrainage pour l'obtention des J.O. de Séoul 88. Le 1er septembre 1983, des avions de combat soviétiques abattent l'avion civil KAL 007 causant la perte de 269 vies précieuses. Les télévisions françaises diffusent alors un enregistrement vocal où le pilote de chasse soviétique indique avoir abattu l'avion d'unprécis "tir en visuel". Comment une telle chose peut-elle survenir ! Une réunion exécutive de l'Association est convoquée en urgence. En soutien, le chef du département de la police métropolitaine de Paris, Louis Ahmad, accorde une autorisation "super-spéciale" d'organiser une manifestation et prend sur lui d'écrire une protestation contre l'Union soviétique. L'autorisation de manifester est transmise au président français, puis très rapidement au président américain et au secrétaire général de l'ONU.

Et trois jours seulement après l'attaque, notre Association franco-coréenne rassemble environ 500 manifestants issus de nos rangs comme de l'Association d'amitié France-Corée, la Fédération des entreprises franco-coréennes et l'Association des vétérans de la guerre de Corée. Réunies à l'Arc de Triomphe, tous ces gens ont défilé devant l'ambassade soviétique en France, encouragés et célébrés par de nombreux sympathisants, Parisiens comme touristes du monde entier. Une lettre de protestation a été remise aux autorités soviétiques. En cette occasion tragique et spéciale, la police avait mobilisé plus de troupe qu'on ne compta de manifestants afin de protéger ceux-ci et maintenir l'ordre. Le lendemain matin, les quotidiens publièrent en Une de grandes photos et des articles couvrant cet événement historique.

Une semaine plus tard, une cérémonie commémorative eut lieu à la cathédrale de la Madeleine, en présence d'environ 2 000 personnes, dont des ambassadeurs des quatre pays touchés par la catastrophe (Corée, États-Unis, Canada, Japon), des ministres français, de députés, ainsi que des pilotes et membres d'équipage de Korean Air.

À cette cérémonie était présent Cho Jung-hoon, président de Korean Air. Des cérémonies catholiques, chrétiennes et bouddhistes, furent conjointement célébrées en considération de l'appartenance des victimes à diverses religions, mais une même, unique et seule atmosphère solennelle présida, prenant le pas sur le choc et la colère.


1968, fondation de l'Association des résidents Coréens en France.

Le premier président de l'Association fut Han Mook, artiste-peintre qui avait dirigé le Conseil des étudiants coréens, et exerça 4 mandats d'un an. Outre les célébrations coutumières des 1er mars et 15 août (jour de la libération), celles de l'athlétisme coréen et les fêtes de fin d'année, les présidents successifs ont promu des événements occasionnels reflétant un temps les attentes et les demandes de la communauté. Sont représentatifs de ces événements organisés par l'Association, les

△ Cours de français vivant pour les résidents coréens (1982),

△ Consultation juridique gratuite (1983)

△ Journée coréenne (1984)

△ Tournoi de go coréen (1991)

△ Tournoi de tennis en 3 sections (1993)

△ Bateau de golf du président de l'association coréenne Tournoi (1994)

△ Festival d'art coréen au Japon (1995)

△ Jour du folklore du Nouvel An (1997)

△ Concours de tennis en bateau du président de l'association coréenne (1997)

△ Aider les Nord-Coréens et les Coréens (999)

△ Balade à vélo pour aider la Corée du Nord (2000).


  1. Avec Yoon Ja-joong, KOTRA Corée pour l'Exposition de produits coréens du grand magasin Samaritaine


1992 – Transfert du bureau de l'Association des résidents Coréens en France dans le quinzième arrondissement de Paris, par Lee Cheol-jong, son vingt-et-unième président.

La principale source financière de l'Association étant les cotisations annuelles de ses membres, celle-ci a toujours financièrement souffert et n'a pu échapper à un long vagabondage sans domicile fixe. Un temps, Park Kwang-keun, quinzième président, loua un espace au Centre culturel coréen, mais il ne passa guère de mois avant qu'il faille ne le quitter. En 1992, Lee Chul-jong devient le 21e président, avec en tête l'idée d'enfin trouver une solution pérenne à ce problème. Grâce à de divers bazars de la communauté et campagnes de financement qui vont permettre de lever 1 million de francs en 3 ans, un local est acquis au 83, rue de la Croix Nivert 75015 Paris. Ainsi se réalise le rêve de « posséder sa propre maison d'Association », mettant fin à 26 ans d'errance. Et c'est avec une immense émotion, le 1er octobre 1994, que l'ambassadeur Jang Seon-seop coupa le ruban inaugural lors de la cérémonie de prise d'enseigne, en présence de nombreux, heureux et prestigieux représentants de la communauté.


Ensuite cependant, les difficultés financières ont persisté.

La crise FMI, la chute brutale des touristes et nouveaux arrivants en France, la fermeture de nombreux commerces exploités par des résidents coréens, etc. ont eu d'importantes conséquences pour l'association. Devant l'extrême difficulté, son 24e président, Jeong Dae-il démissionna et le frère cadet de Park, le vice-président Park Hong-keun, n'eut d'autre choix que de lui succéder.

Les trois frères de Park Kwang-keun : des piliers passionnés de la communauté coréenne en France

Le frère aîné de Park Chang-keun, décédé en juillet 2022, assistait à tous les événements communautaires et depuis plus d'un an enseignait la calligraphie les mercredis dans les locaux de l'Association.

Son jeune frère Park Hong-keun, fut après son mandat nommé président de la Fédération Européenne des Coréens. Il a également été président de droit de la République populaire démocratique de Corée.

Park s'est naturellement imposé comme le visage de la communauté coréenne en France. En tant que représentant du peuple coréen et membre fondateur de l'Association générale Hansang (World Korean Business Convention), il a su élargir les relations de coopération avec l'économie coréenne, œuvrant avec le président de la communauté coréenne au Japon. Il s'est ainsi démarqué comme l'un des plus éminents représentants de la « diaspora coréenne mondiale », participant au « Conseil des représentants des diasporas coréennes dans le monde » avant l'ouverture des Jeux olympiques de Séoul 1988 lors de la 4e Conférence des représentants coréens à l'étranger. Le président fondateur en fut Park Byung-hun, le dirigeant de l'Association des Zainichi (résidents coréens du Japon).

Le 1er congrès de ce conseil mondial s'est tenu à Tokyo, présidé par le président Park Byung-hun, et a pu réunir des représentants de chaque pays. Le 2e Congrès eut lieu à Washington DC en 1989 et le 3e Congrès, à Paris 1990, se tint sous l'égide de Park Kwang-keun, le représentant de la France dans la diaspora.

« Ce livre relate certes une histoire personnelle, mais est avant tout un précieux souvenir de l'Histoire, un témoignage vivant et universel apte à donner courage aux jeunes. » écrit Choi Jun-ho dans sa lettre de recommandation.




A propos de l'auteur] Park Kwang-keun

Installé à Paris en venant d'Allemagne, il a dirigé le premier restaurant coréen à Paris, l'Oasis, ouvert durant 29 ans, et a été président de l'Association des résidents Coréens en France.

Attirant les investissements des entreprises coréennes dans les projets de Marne-La-Vallée et La Défense Nouvelle Ville, Park accumule les contacts coréens et français, sert de passeur entre l'Association française des anciens combattants de guerre de Corée, s'implique dans le KTX (le TGV coréen), est conseiller en traitement de l'eau pour Degrémont… En tant que membre fondateur de l'Association Hansang (entrepreneurs de la diaspora coréenne mondiale), le rôle mondial tenu par les réseaux le passionne.





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