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  • Alain a

Soum, soum, palli palli ! reprenez danse & souffle 숨 빨리 빨리

Ce sera cette semaine, du jeudi 2 au samedi 4 novembre inclus, chaque soir 20 heures au Regard du Cygne dans le vingtième arrondissement de Paris.


Et le Festival SoUM va pour la cinquième fois faire battre nos cœurs au rythme foisonnant de la jeune création chorégraphique coréenne.


Un Festival, c'est bien sûr une programmation renouvelée chaque année, présentée en une saison choisie en un ou des lieux emblématiques.

Mais SoUM, Spectacle of Unlimited Movements, est également une association œuvrant à la rencontre d'artistes de Corée (danseuses, danseurs, chorégraphes) et d'artistes de France.


Depuis l'édition IV les résidences Soum ont permis l'éclosion de créations croisées.

Principe artistique : des sessions brèves, de quelques jours, juste avant l'ouverture du Festival, qui favorisent l'énergie et la sublimation de la rencontre.

Principe économique, et de réalité : danseuses comme danseurs sont des oiseaux voyageurs aux calendrier sertis de spectacles, répétitions, dates de tournées, masterclass… Participer à quelque festival que ce soit implique toujours un voyage, un aller et… (il faut l'espérer) des retours. SoUM est une jeune manifestation, l'invitation à créer ensemble doit pour toutes les parties se faire légère.


Le festival SoUM est organisé en partenariat avec Korean Dance Abroad, organisation à but non lucratif fondée en 2014 par Park Sin-Ae afin de favoriser la promotion de la danse coréenne sur la scène internationale. Et c'est, chaque année à Paris, la promesse d'uniques et exceptionnelles émotions de danse.


Aussi, absolument, réservez !


Cela se dansera


Le Regard du Cygne

est sis 210 rue de Belleville 75020 Paris

Métro

L11 : Jourdain, Télégraphe

L7bis : Place des Fêtes (7bis)


Bus 60 – Pixérécourt


Voiture

à 5 mn de la Porte des Lilas







Jeudi 2 novembre, 20 heures.


Première


LIEN #1, RÉSIDENCE SOUM. L'une est Coréenne, l'autre Française, toutes deux chorégraphes. Cette année, pour ouvrir le Festival, Hong Eunjoo et Christina Towle dansent ensemble & font lien & offrande d'une création développée en quatre journées (et probablement 4 nuits) de résidence partagée.



2. Querencia

voit Kim Su-jeong déployer sa préférence sur un carré de verdure échappée au quotidien plombé afin que la guérison de soi commence. « Une petite virgule pour la survie », dit-elle, en hommage à toutes celles et ceux qui savent recréer un espace où se ressourcer. « J'aimerais que cette petite forme nous donne l'occasion de réfléchir à quelle décision, quel choix, quel domaine de la vie privilégier pour nous rapprocher de nous-mêmes. » Avec ce solo, Kim Su-jeong a obtenu le prix de la meilleure artiste au premier Monotanz Festival Korea en 2019, ce qui lui a valu de le présenter l'année suivante à Budapest.




3. Ahn Kyum & Lee Gayoung explorent par Between ce qui arrive entre, passé le temps des regards enfui l'espace des baisers. Entre deux êtres qui furent amoureux l'un de l'autre et désormais ne s'y reconnaissent plus. Pourtant, maintenant – ou main ne tenant plus ? – chacun est désormais plus proche de l'autre que quiconque soit au monde.




4. H H H ; hand, heart, and head. La main, le cœur, la tête, passés au prisme de la pression sociale dans une danse pour danseur seul. Un jeu réflexif où Thibaut Eiferman fait s'engager corps réel & corps artificiels, dislocation & intégrité, sensualité & mécanique, danse & arts plastiques. À quelles règles intimes se conformer sans se déformer ? Comment ne pas se chosifier, peut-on rester une personne, peut-on ne pas devenir personne ?






Vendredi 3 novembre, 20 heures


LIEN #2, RÉSIDENCE SOUM. Au tour de Pyo Sang-man, Thibaut Eiferman et Kim Hardburger d'ouvrir le bal et présenter le fruit né en quelques jours à trois : les deux premiers sont danseurs chorégraphes, le troisième, musicien.




2. Lee Hyun-suk nous offre dans Jang-gu & Puri de saisir les sentiments que fait naître en soi le son du Jang-gu, ce tambour chamanique porté sur la hanche, et à quoi, en ces temps difficiles il pourrait et devrait nous appeler.

« Le son 쿵 (koung) signifie la naissance, le son 따 (Tta) exprime ma vie, le son 덩 (Dan) véhicule l'espoir. »



Puis reprise de Querencia et Between (voir plus haut).






Samedi 4 novembre : soirée de clôture


1. le Rêve de la coccinelle, inspiré à sa créatrice Ha Jihye par dix-neuf ans de mal de vivre en solitude à Séoul, au maelstrom vibrant de la modernité anonyme. Le Rêve de la coccinnelle a été consacré Meilleure Performance au Festival New Dance for Asia 2020.




2. The great man de Pyo Sang-man & Choi Won-suck analyse en duo ce qui sans doute pèse sur le dos des pères, mariant danse traditionnelle de Corée à des motifs contemporains engendrant l'imprévisible à partir de la répétition du même et du presque même. Vers le chaos, peut-être…


3. Température de distance. Au fil du temps dit-on, regard et actions changent ; au commencement de la vie ou au péril de la mort, nos identités diffèrent. S’inspirant de rituels de purification, jouant des ambivalences ressenties qui — constamment ? – nous tiennent à distance, Hong Eun-joo, qui œuvre à mettre en valeur les caractéristiques de la danse coréenne, transmet cette question : si l'esprit enfin apaisé nous persistons à vivre cela signifie-t-il l’extinction du soi ?



4. En manière de conclusion : H.H.H


Ouverte ?

Venez voir, savourer, savoir…




MASTERCLASSES


A noter, dans le cadre du Festival, deux masterclasses exceptionnelles :

> avec Kim Su-jeong, samedi 4 novembre à 13 heures (durée 3 heures) à MicaDanse, Paris.

> avec Pyo Sang-man, dimanche 5 novembre à 13 heures (durée 3 heures) au Regard du Cygne. réserver.






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